Pendant des années, nous avons réduit l’identité de marque à des éléments bien connus.

Un logo.

Des couleurs.

Des typographies.

Des photographies.

Du packaging.

Des réseaux sociaux.

Et oui, tout cela compte.

Mais une marque peut avoir une identité visuelle impeccable et rester parfaitement oubliable.

Pourquoi ?

Parce que les sollicitations visuelles nous entourent.

Chaque jour, nous voyons des centaines de logos, publicités, sites, images, typographies et couleurs.

Tous cherchent à capter notre attention.

Lorsqu’une marque sollicite d’autres sens, quelque chose change.

Elle cesse d’être seulement ce que l’on regarde. Elle devient ce que l’on vit.

Dos personas con prendas de SOMA en una composición cenital de tonos suaves.

Le toucher communique aussi

Imaginez deux boîtes.

La première est en carton standard, avec un logo imprimé.

La seconde possède un papier légèrement texturé, une fermeture différente et un fil à dénouer.

Elles contiennent exactement le même produit. Elles ne racontent pas la même histoire.

La seconde introduit une chose simple : un geste.

  • Il faut la toucher.
  • Tirer le fil.
  • L’ouvrir.

Pendant quelques secondes, vous interagissez physiquement avec la marque.

Ce petit geste peut rendre l’expérience plus mémorable.

Les matériaux font eux aussi partie d’une identité.

  • Papier.
  • Tissu.
  • Bois.
  • Céramique.
  • Métal.
  • Fil.
  • Cire.

Chaque matériau possède une personnalité. Cette personnalité peut faire partie de la marque.

Une odeur peut devenir une identité

C’est là que cela devient intéressant.

Imaginez un hôtel qui possède un parfum particulier.

Vous revenez quelques mois plus tard. Avant même d’atteindre la réception, cette odeur réveille le lien.

C’est une identité sensorielle.

Vous n’avez pas besoin de voir le logo.

L’odeur vous a déjà dit : vous êtes ici.

Certaines marques développent leurs propres parfums pour leurs espaces, boutiques, emballages ou produits.

Il n’est pas nécessaire d’être une multinationale pour explorer cette piste.

  • Une petite marque peut glisser une carte parfumée dans ses commandes.
  • Une boutique peut adopter une senteur distinctive.
  • Un studio créatif peut envoyer un échantillon avec un projet.
  • Un événement peut être associé à un parfum.

Ce sont de petits détails. C’est aussi ce qui fait leur intérêt.

Et puis il y a le son

Une porte.

Le bruit d’une boîte que l’on ouvre.

Un papier.

Un sac.

Une machine.

Une musique particulière.

Même la manière d’accueillir un client.

Tout communique.

Cela ne signifie pas qu’il faut créer un son de marque pour absolument tout.

L’expérience de marque continue d’exister même lorsque le logo disparaît.

L’imperfection peut faire partie de l’identité

Dans un monde de finitions parfaites, symétriques et produites en série, une petite irrégularité peut devenir distinctive.

Un fil qui ne suit pas exactement le même trajet.

Une pièce artisanale légèrement différente de la suivante.

Une texture qui n’est pas tout à fait uniforme.

Une couture visible.

Une trace du processus.

L’intérêt n’est pas de créer de l’imperfection pour elle-même.

Une imperfection peut révéler la personne derrière l’objet.

Et cela compte.

L’objet semble moins interchangeable.

L’expérience commence avant l’ouverture du produit

C’est particulièrement important en ecommerce.

Lorsque vous achetez en ligne, l’expérience de marque ne commence pas à l’utilisation du produit.

Elle débute bien avant.

À l’arrivée du colis.

Quand vous le prenez.

Quand vous l’ouvrez.

Quand vous découvrez la disposition.

Quand vous trouvez une carte.

Quand un détail vous surprend.

Quand vous percevez une odeur.

Quand il faut dénouer quelque chose.

Quand une petite pièce semble avoir été faite pour vous.

Tout cela fait partie du produit.

Même si cela n’apparaît pas dans sa fiche technique.

Qu’est-ce que le branding sensoriel ?

On pourrait le résumer ainsi :

Utiliser les sens pour construire une expérience reconnaissable autour d’une marque.

Il ne s’agit pas d’ajouter des parfums, textures et sons pour faire joli.

Il s’agit de se poser une question.

Quelle sensation ma marque doit-elle laisser ?

Puis de chercher les matériaux, gestes, espaces, sons, parfums et objets qui correspondent à cette sensation.

Si votre marque parle de nature mais livre ses produits sous cinq couches de plastique, quelque chose ne va pas.

Si vous souhaitez exprimer l’exclusivité mais que votre packaging paraît générique, quelque chose ne va pas.

Si vous parlez d’artisanat mais que tout semble industriel, quelque chose ne va pas.

L’identité doit se ressentir comme elle se voit.

C’est peut-être là que se trouve le vrai luxe

Pas nécessairement dans des matériaux coûteux. Dans l’attention.

Penser à ce qui se passe quand quelqu’un touche le produit.

Ce qu’il voit d’abord.

Ce qu’il ouvre ensuite.

Ce qu’il trouve à l’intérieur.

La texture.

L’odeur.

Le geste demandé.

Ce qu’il retient ensuite.

Lorsque ces détails sont pensés, quelque chose se produit.

Le produit cesse d’être seulement un produit.

Il devient une expérience.

Et c’est ce qui peut empêcher une marque de ressembler à toutes les autres.

Les belles marques attirent le regard. Les marques de caractère restent en mémoire.

Chez Bocau, nous concevons des identités qui dépassent le logo : stratégie, identité visuelle, packaging, site et ces détails qui donnent à une marque quelque chose à raconter.

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